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Devenir accueillant familial thérapeutique
Petit guide pratique à destination des futurs accueillants familiaux thérapeutiques

C’est à 57 ans, après un parcours professionnel de formateur et de responsable commercial dans le secteur de la santé, que Rémy GOURICHON décide d’accueillir à son domicile des malades souffrant de troubles psychiatriques.

C’est cette expérience qu’il souhaite vous faire partager à travers des anecdotes, des situations cocasses, parfois difficiles de son vécu quotidien.

« Un petit guide du bon sens ! Dans un contexte, celui de la psychiatrie, où celui-ci est mis à rude épreuve ! » (Jean-Claude Cébula, psychologue clinicien, directeur de l’IFREP)

Vous pouvez le télécharger gratuitement ici ou le commander en "version papier" (50 pages) à
l’Association Des Familles d’Accueil Thérapeutiques d’Eure et Loir (ADFAT 28)
Centre hospitalier Henri EY
32 rue de la grève
28800 BONNEVAL
Tél. 06.15.94.64.70
ou par mail à remygourichon(arobase)gmail.com
Prix : 5 € + 1,50 € de port.

Sommaire :

1. Le début d’une aventure

2. Se préparer à devenir accueillant

3. Le premier contact

4. L’accueil au domicile

5. Le projet et les objectifs

6. Le rôle de l’accueillant

7. Reconnaissance et professionnalisation


Extrait

CHAPITRE 4 - L’ACCUEIL AU DOMICILE

Après une première rencontre et deux visites à votre
domicile, le grand jour est enfin arrivé.

Enfin arrivé car vous comprenez que, entre le jour où
vous avez déposé votre dossier de candidature et la
présence à votre domicile d’une première personne à
accueillir, il s’est passé environ six mois !

Lorsque l’on recherche un travail, c’est très long.
Est-il possible, voire souhaitable, de raccourcir les
délais ? Pas sûr.

Lorsque l’on mesure la complexité de la démarche, il
est difficile de faire plus court. Il faut profiter de ce laps
de temps, avant de plonger dans le grand bain, pour se
préparer psychologiquement et peaufiner son accueil.
La personne est devant vous. C’est maintenant à vous
de jouer.

Surtout, ne criez pas victoire ! Vous avez fait le plus
facile. Être recruté.

Commence pour vous une vie passionnante, mais
compliquée. Rien n’est gagné.

C’est maintenant que vous allez découvrir cet inconnu,
croisé à trois reprise, qui arrive directement du service
hospitalier, accompagné par une infirmière.

La première fois, vous serez surpris par les sacs
poubelles servant de valises, par le linge sale qu’il faut
laver d’urgence et par la minceur du trousseau.
Ces premiers instants permettent de rentrer dans le vif
du sujet, de montrer votre détermination et de passer les
premiers messages sur l’organisation que vous
souhaitez faire adopter.

Non, rien n’est gagné !

Il y a une chose qu’il faut garder présente à l’esprit : la
personne que vous accueillez n’a plus ses repères
habituels, va devoir modifier ses habitudes et s’adapter
à une nouvelle organisation.

C’est compliqué, c’est difficile pour tout le monde,
mais surtout pour l’accueilli qui va devoir réaliser des
efforts importants pour s’intégrer dans sa famille
d’accueil… C’est logique et compréhensible.

Vous êtes chez vous, dans votre cadre de vie habituel,
avec vos repères, votre fonctionnement, vos habitudes,
et vous n’allez pas changer votre façon de vivre. Si
vous étiez tenté de changer quelque chose, surtout ne le
faites pas !

Ce n’est pas à l’accueilli d’imposer ses habitudes et son
organisation. Si vous rentrez dans cette démarche, vous
êtes fichu ! C’est le malade qui va prendre le contrôle
de la situation.

Par contre, ne perdez jamais de vue que, pour la
personne accueillie, c’est un changement radical et total
qui demande de gros efforts : lieux de vie, horaires de
lever et de coucher, horaires des repas, alimentation,
émissions de télévision, règles d’hygiène…

La liste n’est pas exhaustive mais elle permet de
mesurer l’ampleur du changement.

Il y a deux autres points à ne jamais oublier :

  • vous recevez chez vous une personne certes stabilisée, mais qui reste un malade et surtout une personne de grande fragilité ;
  • le deuxième point relève directement de l’organisation hospitalière qui surprotège le malade, l’infantilise et le déresponsabilise. Dans votre famille d’accueil, vous allez au contraire demander autonomie, prise en charge de soi-même et initiatives.

À titre d’exemple, nous avons reçu une dame de 56 ans
qui, durant les trois premiers mois, nous testait en nous
rappelant que « à l’hôpital on lui hachait sa viande, on
lui massait le dos, on lui agrafait son soutien-gorge, lui
coupait les ongles de pieds et l’aidait à lacer ses
chaussures ».

Toutes choses, peut-être vraies, pour lesquelles nous
n’avons rien cédé, quitte à passer comme elle le disait
pour des « gens sans coeur » !

Aujourd’hui, cette personne a retrouvé, sur ces points,
son autonomie et a tourné la page de l’assistanat.

(...)

Lire le début ... et la suite !

Post Scriptum

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Dernière mise à jour : dimanche 9 septembre 2012

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