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Accompagner, suivre, contrôler ?

Accompagnement : accompagner consiste à se joindre à quelqu’un pour aller où il va, et non là où l’on voudrait qu’il aille, pour veiller sur lui et le soutenir en donnant signification à sa démarche. Et si accompagner sous-entend la simultanéité des deux actes, alors on pourrait proposer qu’un accueil familial Accueil familial Mode d’accueil alternatif au maintien à domicile et au placement en établissement spécialisé : les personnes handicapées ou âgées sont prises en charge au domicile de particuliers agréés et contrôlés par les conseils départementaux (ou par des établissements de santé mentale). s’accompagne toujours... d’un accompagnement.
Terminologie utilisée dans la loi du 12 juillet 1992 qui lui associe le vocable de professionnel.

Accompagnateur : pratique l’accompagnement, ce qui demande disponibilité, attention, bienveillance et continuité pour participer aux péripéties du voyage psychique de l’accueil familial.

Aide : l’accompagnement est une aide apportée autant aux accueillis et à leur famille qu’aux accueillants qui ont besoin d’être assurés qu’un accompagnateur référent participe à leur périple et s’y implique.

Assaisonnement : peut accompagner le travail avec l’accueilli ou les accueillants, au risque de pimenter les relations que l’on a avec eux.

Balise : tout bon accompagnateur sait repérer les balises qui indiquent que l’accueil familial est sur la bonne voie, mais aussi les dangers et les écueils à éviter pour ne pas échouer.

Brisées : l’accompagnement doit permettre, entre autres, que la famille d’accueil ne marche pas sur les brisées de la famille de l’accueilli, et réciproquement. Cela empêcherait l’accueilli de construire un espace propre dans lequel il peut échapper à la capture familiale.

Cheminer de concert : avancer en bonne synergie, avec une certaine connivence. L’accompagnement de l’accueil familial devrait s’y efforcer.

Compagnonnage : association "fraternelle" de personnes ayant la même spécialité ; familles d’accueil et accompagnants par exemple...

Courant : le courant actuel veut qu’en accueil familial on utilise plutôt le terme d’accompagnement à la place de celui de suivi employé jusqu’alors. Si les mots ont un sens, cette modification terminologique doit s’accompagner d’un changement des pratiques.

Dépanner : une des multiples fonctions des accompagnateurs qui doivent dépanner les pensées des familles d’accueil lorsqu’elles ne savent et ne peuvent plus penser. Il est aussi parfois utile de dépanner les pensées des accompagnateurs... Les accueillants peuvent-ils y remédier ?

Distance : autant l’accompagnateur doit être proche des "accompagnés" pour participer à l’accueil, autant il doit rester à la bonne distance pour ne pas se laisser entraîner dans un aventureux voyage sur lequel il est censé veiller avec attention.

Écluse : ouvrage qui permet la régulation des niveaux. L’accompagnant doit actionner l’écluse des mouvements affectifs et relationnels en jeu dans tout accueil.

Escorter : va de la garantie d’une sécurité minimale de travail à l’accompagnement musclé...

Étayage : une des fonctions de l’accompagnement qui consiste à soutenir et à contenir le vécu psycho-affectif de chacun des partenaires de l’accueil familial. Peut fonctionner comme un tuteur psychique.

Fil rouge : doit être recherché par l’accompagnement pour trouver son chemin dans la complexité du déroulement d’un accueil.

Guide : l’accompagnateur n’est pas un guide, mais un compagnon avisé qui connaît les processus et la problématique des événements qu’il doit accompagner. Il doit cependant parfois "conduire" l’élaboration de ces processus.

Halage : les accompagnants d’un accueil ont parfois le sentiment de devoir haler tous leur partenaires afin qu’ils suivent le courant vers un projet cohérent.

Implication : l’implication des accompagnants est indispensable dans la relation qu’ils établissent avec tous les protagonistes de l’accueil.

Indicateur : une des fonctions ambiguës de l’accompagnant qui doit autant montrer les voies à suivre, que dénoncer celles qui sont interdites ou dangereuses.

Jalonner : l’accompagnant pose les jalons qui permettent à l’accueil d’avancer dans la meilleure direction possible.

Klaxon : avertisseur suffisamment sonore pour être entendu lors d’un danger survenant en cours d’accueil. Chacun des acteurs de l’accueil familial doit en être équipé.

Labyrinthe : la complexité des phénomènes qui font de l’accueil familial un processus constructif conduit l’accompagnement à épouser le trajet d’un labyrinthe dont il faut pourtant trouver la sortie.

Lit : le lit du vent génère quelques courants d’air susceptibles d’emporter un accompagnement trop léger ou de faire claquer les portes des placards entrouvertes par l’accueil.

Métier : il en faut beaucoup pour être un bon accompagnateur ou un accueillant adéquat. Quant au métier d’accueilli ou de parent d’accueilli...

Navette : accompagnement réel et/ou imaginaire de l’accueilli entre les deux familles.

Pilote : qui est le pilote en accueil familial ? Peut-être n’y a-t-il qu’un ensemble de copilotes...

Quadrature du cercle : l’accompagnement évolue dans cette figure centrée par l’accueilli... un peu écartelé.

Qualité relationnelle : elle est essentielle pour que l’accueillant et l’accueilli puissent vivre et être ensemble. Mais, elle nécessite toujours d’être accompagnée.

Référent : autre nom de l’accompagnateur qui désigne la personne-ressource chargée du suivi d’un accueilli.

Rémora : petit poisson qui accompagne un gros. Accueillis, accueillants, familles, intervenants occupent alternativement cette place pour faire avancer le lourd processus de l’accueil familial.

Supervision : nécessaire aux accompagnants qui souhaitent comprendre les labyrinthes et éviter la quadrature du cercle.

Témoin : l’accompagnateur est un témoin bienveillant qui soutient l’expérience unique vécue par tout accueilli (et ses parents) et l’aventure singulière de tout accueillant.

Trajet : cheminer ensemble suppose qu’un trajet ait été défini, ce qui ne présage en rien des surprises ou des découvertes qui peuvent survenir à chaque moment.

Tramer : tout accompagnant rêve parfois de tramer (sans ramer, ni bramer) un projet pour conduire les autres acteurs de l’accueil là où il le désire.

Usinage : l’accompagnant travaille dur avec tous ses outils psychiques pour transformer les changements générés par l’accueil en bel ouvrage.

Vadrouiller : il est certes parfois difficile de savoir où l’on va en accueil familial, mais ce n’est pas pour autant une promenade sans but ni raison.

Viatique : l’accompagnant apporte, entre autres, tout ce dont les protagonistes de l’accueil ont besoin pour traverser cette difficile aventure.

Voie : ouvrez et montrez la voie, ô vous dévoués accompagnants, pourvu qu’elle soit la bonne, sinon vous feriez courir à tout le monde le risque de dérailler !

Zapper : pour allumer tour à tour les chaînes associatives intra-psychiques mobilisées par le déplacement de famille, l’accompagnant ne peut que zapper d’un psychisme à l’autre, sans omettre le sien.

Dernière mise à jour : mardi 8 mars 2005

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