Tranches de vie

Vous avez également, très certainement, quelques "tranches de vie" à nous raconter : n’hésitez pas, écrivez-nous pour les ajouter à cette rubrique !

C’est presque ça !

Témoignage de Taïana, accueillante familiale :

Mon premier accueilli a toujours le chic pour faire des lapsus verbaux rigolos. Son dernier en date, hier, car nous faisons du jardinage ensemble, est celui-ci : "qu’est-ce qu’on peut planter dans la terre de gruyère (bruyère) ?".
J’ai eu droit aussi au département des "Pyrénées horizontales", dessiner "un vieillard" au lieu du "vieil arbre", "il y a de la déco" au lieu de "il y a de l’écho" ...

Enfin voilà, métier passionnant avec pas mal de touches humoristiques !

Minou

Pendant le repas, en regardant le chat se dorer au soleil à côté de la table, nous discutons philosophie et art de vivre. On se dis que Minou profite bien de la vie : les chats sont hédonistes, épicuriens...

Eric, un de nos accueillis, a bien écouté et (presque) tout compris :

  • "C’est pas vrai, que Minou il pique rien. Juste avant, pendant que tu préparais à manger, si je ne l’avais pas bien surveillé, il serait parti avec les steaks !"

Nouveau pensionnaire

On a depuis quelques jours un nouveau pensionnaire. Un délicieux petit cochon d’Inde, tout jeune et tout velu. Une minuscule boule de poils...

On l’a donc appelé "Touffe". Mais Éric l’appelle Toufou.
On lui demande pourquoi. Il répond :

  • Normal, Toufou est un petit cochon dingue !!!

Et Éric a entrepris de donner des cours de math à Touffe.

  • 4 + 4 ?
  • 15 - 7 ?
  • 16 : 2 ?
  • 5 + 3 ?" Ca marche. Touffe est plutôt doué. A tous les coups, il lui répond :
  • 8, 8, huiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit !!! (en espérant une carotte)

Quelques jours après, du bureau, j’entends des hurlements désespérés :

  • J’ÉTOUFFE !!! J’ÉTOUFFE !!! J’ÉTOOOOOUFFE !!! C’est la voix d’Éric. Je me précipite pour lui porter secours ... et je le découvre debout à côté de la cage du cochon d’Inde, tout fier, avec Touffe dans ses bras.
  • "J’AI TOUFFE !!!! J’ai enfin réussi à l’attraper !!!"

Patrimoine

Dimanche dernier, nous avons proposé à nos accueillis d’aller visiter avec nous un château du coin, à l’occasion des Journées du Patrimoine.

William ne voulait absolument pas venir :
"Les moines, je m’en fiche et je m’en contrefiche, je ne veux pas les voir..."
Nous avons tenté de lui expliquer le sens du mot "Patrimoine".

Il a finalement résolu de venir avec nous puis nous a remerciés, au retour, d’avoir pu croiser plein de belles jeunes filles aux quatre coins du château.
"Merci ! Alors ça c’était sacrément plus chouette que des moines !!!"

Impôts

Belén, accueillante familiale thérapeutique, nous écrit :

Salut !!!

Bingo, l’accueil ça rapporte un max... Voilà la déclaration d’impôts qu’on a reçue, préremplie pour 2006.
J’ai rudement bien négocié le prix de journée pour mes deux accueillis, mais je ne m’attendais pas à un tel résultat :-P ...
Comme je n’ai pas de scanner, je vous envoie la photo :

JPEG - 31.3 ko
797.363 euros/an !

Dois-je faire un don à Famidac ou me construire une villa f... pour y faire du bénévolat ???

Curieusement, Belén

PS : Mince, je vais payer l’ISF...

Réponse de Jo :

Ouais, ouais, y’en a qui cachent bien leur jeu !!! au fin fond de l’Auvergne, à l’abri des regards indiscrets, mine de rien, un chou c’est un chou et voilà le résultat !!!

Vite, vite ma calculette :
ça fait du 66.447 € par mois ... soit seulement du 2.215 € par jour

Dites-moi à ce tarif là, vous devez vous lever drôlement de bonne heure !!!

Ah ! oui mais c’est bien sûr, vous vous couchez pas comme ça y’a pas besoin de se lever !!!

Le tout, maintenant, c’est de convaincre le fisc qu’il y a une "légère erreur"... bon courage ...

Bises, Jo

Remarque d’Eliane :

Où peut-on trouver des accueillis qui nous donnent d’aussi bons salaires ? Je suis preneur tout de suite histoire de prendre ma retraite plus vite !!!
Bon Wend à tous !

Hypothèse de Jérôme :

A mon avis c’est pas des euros, ils ont rempli ta déclaration en pesetas... hi hi hi :)

Lettre d’excuse de l’hôpital qui emploie Belén

"(...) veuillez ne pas tenir compte du montant que nous avons communiqué par erreur à l’administration fiscale (...)"

Hypothèse d’Etienne :

Les 797.363 euros, ce serait pas plutôt le salaire du directeur de l’hosto ???

Coup de fil

La copine d’Henri passe régulièrement des heures au téléphone, à discuter avec une de ses amies. Mais cette fois là, elle raccroche après 25 minutes.

  • Qu’est ce qui se passe, tu t’es fâchée avec elle ? lui demande Henri. Tu n’as même pas parlé une heure !
  • Normal : je me suis trompée de numéro !

Pépé chez le Docteur.

Dans la salle d’attente, Thérèse, accueillante familiale attend le retour de son cher "pépé", en visite de routine chez le médecin. Tout va bien ; la consultation terminée, le médecin demande au vieux de le secret de sa longévité.

  • Vous voyez Docteur, c’est que Dieu veille sur moi. D’ailleurs je vous avoue qu’il me fait des signes ! Regardez, encore ce matin je suis allé aux toilettes pour un besoin urgent et la lumière s’est allumée toute seule. Lorsque j’avais fini, elle s’est éteinte toute seule. C’est bien une manifestation de Dieu n’est-ce pas ?
  • Exact, répond le docteur, qui n’ose pas le contredire. Rhabillez-vous et attendez-moi un instant, je vais juste dire bonjour à Thérèse.

Il la rejoint dans la salle d’attente, la salue puis lui glisse à l’oreille :

  • Dites-moi, votre pépé, il n’a plus toute sa tête. il m’a dit que ce matin la lumière des toilettes s’est allumée puis éteinte toute seule !
  • Ah mince, sacré pépé, il a encore pissé dans le frigo !

Poussée de fièvre

Un papy complimente le mari de son accueillante familiale :

  • Votre femme est vraiment formidable. Un simple attouchement de sa main fait instantanément tomber ma fièvre !
  • Je sais bien, papy, j’ai remarqué ; du fond du couloir, j’ai distinctement entendu le bruit de sa gifle !

Gourmandises...

Ca se passe en Dordogne, chez Annette, qui accueille depuis quelques mois une mamie très âgée.
Celle-ci a reçu, dimanche dernier, la visite de sa famille.

Lundi matin, voilà la mamie qui tend une poignée de cacahuètes à Annette.

  • Merci mamie, j’avais justement un petit creux !
  • Ça me fait plaisir, répond la mamie. Mes enfants m’en ont donnés tout plein.

Une heure plus tard, elle lui en offre encore un plein bol.
Annette se régale.

Et, une heure plus tard, la voilà qui arrive encore avec une pleine assiette de cacahuètes...

  • Mais, Mamie, vous me gâtez ! Je n’en peux plus ! Et vous, alors, vous n’en mangez pas ??
  • Bein si, je n’arrête d’ailleurs pas de m’en goinfrer depuis tout à l’heure. Mais, voyez-vous, sans mes dents, je n’arrive pas à les croquer. Alors je me contente de sucer le chocolat qu’il y a autour...

Histoire cochonne

Sylviane interpelle son mari :

Le calendrier de La Poste

C’est un facteur qui fait sa tournée et qui par la même occasion essaye de vendre des calendriers de la poste.
Il sonne à la porte de Cosette, accueillante familiale. Une dame âgée se penche au balcon du premier étage.

  • Qu’est-ce que c’est ? Demande-t-elle. La patronne est au jardin !
  • C’est le facteur, madame, je vends les calendriers de la poste.
  • Oui mais on n’a pas besoin de compost ! Répond la dame.

Le facteur reprend alors un peu plus fort et avec le sourire :

  • Non madame, je vends les calendriers DE LA POSTE.
  • Oui mais on n’a pas besoin de compost !

Après l’avoir répété une bonne quinzaine de fois, le facteur commence à perdre son sang froid et se met à hurler :

  • JE VENDS LES CALENDRIERS DE LA POSTE !!

Et la petite vieille :

  • Mais je vous dis qu’on n’a pas besoin de compost !

Le facteur, dégoûté, fini par s’en aller en marmonnant :

  • Tu peux toujours aller te faire foutre, avec ton compost.
  • ET TOI AVEC TES CALENDRIERS ! Répond la vieille...

Repas de midi

A table, on blague régulièrement. Ici, on n’est pas obligés d’être toujours sérieux, bien au contraire... Je conseille cependant aux âmes sensibles de ne pas lire la suite, je ne veux choquer personne ;-))

Donc, à midi, je raconte une histoire pour Yves, handicapé suite à un accident de moto :


C’est l’histoire d’un homme en train de boire une bière dans un bar. Au bout d’un moment, il va aux toilettes pour vidanger sa vessie.
Là, il remarque que l’homme dans la pissotière à côté de lui est en train de pisser avec avec 3 jets !

Il lui demande « Pourquoi tu pisses avec trois jets ? T’es pas normal ou quoi ? »

Le gars lui répond :
« J’ai eu une accident de moto et depuis ce temps là, je pisse avec trois jets ».

Satisfait de la réponse, le gars s’en retourne boire des bières. Une heure plus tard, il retourne aux chiottes. Là, sur sa droite, il se retrouve avec un gars qui pisse avec 6 jets !!

Il lui demande « Pourquoi tu pisses avec 6 jets ? T’es pas normal ou quoi ? »

L’autre gars lui répond :
« J’ai eu un accident d’auto et depuis ce temps là je pisse avec six jets. »

Une heure et un litre de bière plus tard, le gars s’en revient dans les chiottes et tombe sur un gars qui pisse avec 18 jets.

Il lui demande :
« Pourquoi tu pisses avec 18 jets ? Je parie que t’as eu un accident avec un camion ou quelque chose comme ça...? »
Le gars lui répond :

« Bein non, je suis juste trop saoul pour baisser ma braguette. »

Yves s’étrangle de rire, avec sa trachéo, il met 5 minutes à s’en remettre... avant d’en redemander une autre :

Qu’est-ce qui est tout dur, qui a le bout rouge et qui sent la pisse ?

  • Une borne kilométrique

Et Éric nous dit, très sérieusement : ah bon, moi j’aurais répondu "le commandant Cousteau"...

Au parfum

Éric (ancien militaire de carrière) oublie régulièrement de se laver ; il ne se salit pas trop, mais ce midi, spécialement pour lui, on a décidé d’étudier le lancement d’une gamme de produits de toilette "naturels". A offrir, pourquoi pas, en coffret à Noël ? On s’y est tous mis - le repas a duré près de 2 heures... Voilà ce qu’on a trouvé ; il ne reste plus qu’à lancer la fabrication :

- Parfum "Chacal"
- Dentifrice à l’Ail
- After chèvre au Bouc
- Déodorant "Putois"
- Shampoing à la Moule
- Anti - transpirant "Vieilles Chaussettes"

Âmes sensibles, ne lisez pas la suite


C’est Yves (ancien commercial) qui a trouvé un nom charmant, parfaitement adapté à cette gamme de produits, à graver sur le coffret ou le présentoir : "Brises d’Anus".

Il faut préciser qu’on s’était régalés, la veille, de topinambours du jardin. Je sais, c’est lamentable. A se demander qui, des accueillants ou des accueillis, a le plus besoin de soins. En tout cas, nous étions tous morts de rire, à part Éric qui, imperturbable, avait une fois de plus l’air de s’inquiéter de notre santé mentale...

Lamentablement, Étienne, Michèle, Éric, Yves, Alice & Laure (c’est une oeuvre collective)

Problèmes de mémoire...

Pierre et Marie-Jo, accueillants familiaux accueilant familial
accueillants familiaux
Agréés pour prendre en charge à leur domicile des personnes âgées ou handicapées adultes n’appartenant pas à leur propre famille, les accueillants familiaux proposent une alternative aux placements en établissements spécialisés.
, discutent au petit-déjeuner.

Marie-Jo s’inquiète : "Chéri, je crois qu’on commence a avoir de sérieux problèmes de mémoire. Nos protégés vont finir par s’en apercevoir. Il faut se résoudre à tout noter pour être sûrs de ne rien oublier..."

Pierre n’est pas du tout de cet avis. Et il tient a le prouver sur le champ en allant faire les courses au supermarché : "Que veux-tu que j’achète ?"

Marie-Jo réfléchit : "Voyons, on a besoin de beurre, de lait et de pain.."

Pierre répond aussi sec : "Alors ça, c’est trop facile !"
Pour corser le test, Marie-Jo précise : "Choisis bien du beurre salé et du lait demi-écrémé. Et prends une baguette..."

Voila notre homme qui, sur le chemin du supermarché, répète sans s’arrêter : "Beurre salé, lait écrémé, baguette... Beurre salé, lait écrémé, baguette."

Il revient fièrement une heure plus tard, bon pied, bon oeil, chargé d’un énorme sac de pommes de terre et d’une douzaine de paquets de café.

En l’accueillant, Marie-Jo se désole : "Tu vois bien que tu n’as plus toute ta tête, t’as complètement oublié les endives !"

Le lion

Dans une famille accueillante, un soir à la veillée, à l’occasion de son anniversaire, un résident âgé raconte ses histoire d’antan. Autour de lui sont rassemblés enfants, amis, résidents et accueillants. Enfoncé confortablement dans son fauteuil, le pépé raconte l’époque où il était jeune et qu’il allait chasser en Afrique.

"Un jour je me suis retrouvé face a un énorme lion menaçant et rugissant...

L’auditoire retient son souffle puis, admiratif : Hhhhebein !!! et alors ?... qu’avez vous fait ???

J’ai levé mon fusil .... j’ai visé l’animal... j’ai appuyé sur la gâchette et ... MALHEUR !!!... le fusil c’est enrayé !

Cri de stupeur dans l’assistance : Oooooooooooh !!! et alors ?

Alors, j’ai pris mon souffle ... comme ça ... Et j’ai poussé un hurlement ...comme ça !! WOUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

  • Et alors ???
  • Et alors... j’ai fait dans ma culotte !...
  • Ah ben oui, c’est normal pépé, quand on se retrouve seul face a un lion !!!
  • Pas devant le lion !!! ... Juste maintenant, à l’instant !!!"

Prise de sang, alcool & vinaigrette

Ca fait des années qu’Yves refuse obstinément toute prise de sang. Mais, depuis quelques temps, ses ennuis de santé l’empêchent de dormir. Les examens "indolores" n’ayant donné aucun résultat concluant, il a fini par se résoudre au pire.

  • Le vampire (l’infirmière) vient demain, à 7 heures du matin. J’ai déjà préparé tout ce qu’il faut pour remplir sa fiole...

et il me désigne, à côté de son lit, une bouteille de merlot entamée.

Je lui explique que, pour un alcotest, 0,5 grammes d’alcool dans le sang c’est déjà louche et que son merlot fait 13° !
Réponse d’Yves :

  • on va bien se marrer en recevant les résultats de mon analyse, du style : "nous avons trouvé des traces (suspectes) de sang dans votre alcool !!!"

Toujours à côté de la plaque, Éric choisit ce moment pour se demander à quoi peuvent bien ressembler les "arbres à moutarde". Je lui explique :

  • les plants de moutarde ne sont pas des arbres, ce sont des herbes vertes à fleurs jaunes ressemblant aux plants de colza.
  • à quoi ça sert, le colza ???
  • à faire de l’huile
  • alors, si on sème un mélange les graines de moutarde et les graines de colza ça fait un champ de vinaigrette ???

L’œil disparu

Question posée par courriel (véridique)

"La dame âgée que je garde depuis 6 mois a une prothèse à l’œil. Le 26 Décembre (il y a 2 mois), elle l’a avalé et on ne l’a pas retrouvé depuis.
Faut-il absolument une opération chirurgicale ?
Le docteur dit que l’opération n’est pas obligatoire car il n’y a pas de risque : c’est uniquement esthétique."

Réponses :

Un accueillant familial : "Même si le préjudice n’est qu’esthétique, ça vaut le coup de la faire opérer sans attendre qu’elle avale son dentier.
En espérant que votre mamie ne prendra pas son oeil pour une crotte en chocolat tous les lendemains de Noël ?"

Pascale (cadre infirmière en MDR) : "Très sérieusement une dame le la maison de retraite à un oeil de verre. C’est le plus souvent moi qui m’en occupe. Les infirmiers n’y tiennent pas trop. C’est elle qui le retire pour que je le nettoie. Ensuite je le réinstalle. Ce n’est pas du tout évident à retirer. Cela ne tombe pas aussi facilement qu’une lentille de contact.
J’ai cependant remarqué que cette dame touchait souvent cet oeil et c’est ainsi qu’il se retrouve souvent posé à l’envers. Elle le fait tourner. Je pense qu’il est possible que cette femme l’ai retiré puis mis à la bouche. Je ne vois pas pourquoi elle serait opérée pour avoir avalé ce petit objet !!!! Quand à avaler un dentier... bonjour !!!!!!!! Des dents oui cela arrive."

Marguerite (infirmière en MDR) : "Pourquoi l’opérer ? Parce qu’un oeil qui nous regarde de l’intérieur peut être "blessant"... ;-) ou parce qu’il est impossible qu’il soit évacué avec les selles ? Je me demande si un nouvel oeil de vitre peut coûter très cher ? Et comment, quand on a perdu le premier, on peut retrouver "chaussure à son pied"..."

Bernard (gériatre en Centre hospitalier) : "Dans cette éventualité, il faut surtout surveiller les selles. L’œil devrait ainsi revoir le jour, justifiant ici le vocabulaire du vieux français. D’où "se mettre le doigt dans l’œil" d’après Claude Duneton."

Michel (médecin) : "Justement je parlais avec mes collègues d’un résident (souffrant de pathologie psychiatrique) et qui mangeait sans dentier.
Elles me disaient qu’un jour il avait avalé un verre de ses lunettes !! Je crois pas qu’il a été opéré pour ça !! Et le dentier d’après elles, il n’en a pas parce qu’il pourrait l’avaler ! Suite de l’enquête plus tard. Il faut que je sache le fin mot de l’histoire..
Mais je sais qu’en CHS (psy) ça arrivait que des patients avalent même des couverts de table, au grand étonnement de l’interne des urgences de l’hôpital général."

Henri-Pierre (gériatre) : "Il y a bien des années, pour le traitement de la constipation, certains utilisaient la "pilule perpétuelle" qui consistait en une boule de buis que l’on avalait puis que l’on récupérait "à la sortie", nettoyage, re-avaler etc... Il semble que cette patiente a réinventé ce vieux remède.. peu onéreux pour la Sécu."

Ca sent le vécu !

Mamie vient d’arriver à la maison de retraite et tout le monde est aux petits soins.

Les infirmières la baignent, lui servent un délicieux repas et l’assoient sur un fauteuil face à la fenêtre donnant sur un magnifique jardin.
Tout semble parfait mais après un moment elle commence à se pencher lentement sur la droite !

Immédiatement, deux infirmières se précipitent et la remettent bien droite sur le fauteuil.
Tout semble retourner à la normale, quand elle recommence à se pencher lentement sur la gauche !
Les infirmières accourent et une fois de plus la remettent d’aplomb.

Plus tard, la famille arrive pour voir comment va mamie.

  • "Tout se passe bien ici, ils sont gentils avec toi ?"
  • "C’est pas mal du tout, à part qu’ils ne me laissent pas péter !"

Musique

J’ai reçu ce coup de fil, fin octobre 2004.

  • "Je m’appelle Mme X et je suis responsable du service "Accueil familial" du département XX (je ne vais pas la dénoncer, quand même !). J’ai découvert votre site il y a quelques temps. Formidable ! J’y retourne régulièrement.
  • Merci ! Nous faisons notre possible pour qu’il soit complet et à jour.... Si vous avez des informations à y ajouter, des remarques à nous faire, n’hésitez pas !
  • En fait, je vous appelle car je fais partie d’un ensemble de musique classique. C’est pour vous demander l’autorisation de jouer la musique de votre site, à la fête de Noël du personnel du Département. Comment s’appelle ce morceau ? Il a l’air simple à jouer. Pouvez-vous me procurer la partition ???"

Surpris, j’ai du mal à me souvenir du nom de ce morceau. Il est depuis si longtemps sur le site ! Arthur me le souffle.

  • Il s’appelle "Amazing Grace", c’est une musique traditionnelle Irlandaise (donc sans droits d’auteur). Vous devriez trouver facilement la partition. Notre version est une adaptation pour la guitare classique, alors qu’à l’origine c’est plutôt joué à la cornemuse.

Mme X se confond en remerciements. Je lui suggère de parler de Famidac, au moment de jouer ce morceau, à cette fameuse fête de Noël du CG...

Cette histoire incroyable est pourtant 100% véridique, je n’ai rien inventé.

Depuis, suite à l’annonce de la subvention que nous accorde la Fondation MAAF pour rénover notre site, ça discute (par mail) en coulisses.

Proposition d’Henri : "Avec les 6000 euros, est-ce qu’on pourra acheter une nouvelle musique pour le site ? Ou alors demander à ma copine de pousser la chansonnette avec des castagnettes ?"

Réponse d’Arthur : "Supprimer Amazing Grace et/ou le remplacer par ta copine conduirait inéluctablement à une chute du taux de fréquentation... Dans les deux cas ce serait de l’argent foutu en l’air. Autant le garder pour se faire une méga-chouille lors de l’AG de l’an prochain."

Les 6.000 euros de la fondation MAAF ne résoudront pas ce problème, vu qu’ils seront intégralement reversés à l’entreprise qui nous aidera à améliorer le site. Ce qui ne nous empêchera pas de faire, comme d’habitude, une "méga-chouille" lors de la prochaine AG.

Oui mais en attendant, mettez-vous à ma place ! Au début, le site ne recevait que très peu de visiteurs, ça allait encore. Là, rejouer le même morceau, à la guitare, plus de 1.000 fois par jour, c’est archi crevant. En fait, c’est surtout pour ça que je suis débordé ;-))

C’est pourquoi nous avons démocratiquement décidé qu’à partir de maintenant, tous les membres de Famidac se relayeront pour jouer (ou chanter) leurs morceaux préférés, chacun à son tour, aux visiteurs du site.... A vos micros !!!

Musicalement, Étienne

Nestor en accueil familial rural

Fabienne et Magali, 12 et 14 ans, avaient un lapin "de compagnie" nommé Nestor. Familier comme un chat, il vivait depuis plusieurs années avec elles, dans l’appartement familial.

Mais pas question de l’emmener avec elles en vacances, pour 15 jours au bord de la Méditerranée.

La solution ? L’oncle Joseph et son épouse Simone habitent à la campagne ; retraités, ils ont plein de lapins, un clapier de libre et acceptent de prendre Nestor en pension.

Deux semaines plus tard, Fabienne et Magali se précipitent chez l’oncle Joseph.

  • Les vacances sont finies, on vient récupérer Nestor !

Elles font le tour des clapiers. Des lapins, il y en a de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Mais pas de Nestor à l’horizon...

  • Oncle Joseph, où est Nestor ???
  • J’en sais rien, ils sont tous là ! Comment est-il, déjà ?
  • Mais tu sais bien ! Rappelle-toi, c’est ce gros lapin gris, très affectueux, avec une tache blanche sur le front.

Joseph interpelle sa femme, à l’autre bout du jardin :

  • Eh, Simone !!! Leur Nestor, ce serait pas le vieux qui était tellement coriace qu’on n’a même pas réussi à le finir, dimanche dernier ???

Fabienne et Magali :

  • Ouiiiin :-/

Simone tente de les consoler :

  • Pleurez pas comme ça, il en reste un gros bout au frigo et sa peau est pendue avec les autres, au grenier...

Puzzle

Nénesse, du balcon, appelle au secours Annette, son accueillante familiale qui désherbe le jardin :

  • Je suis triste, je n’en peux plus : j’ai acheté un puzzle et je n’ai pas pu poser une seule pièce !
  • Mais tu dois bien avoir une photo ou un dessin sur la boîte du puzzle ?
  • Oui, c’est un coq. Mais rien à faire, je cale !
  • Bon, ne t’inquiète pas, j’arrive...

Annette rentre à la maison et s’assoit à table. Elle regarde Nénesse. Nénesse regarde Annette. Elle la regarde à nouveau et dit :

  • Bon, Nénesse, on va faire un truc : on remet toutes les Corn-Flakes dans la boîte, et n’en parle à personne !!!

Rude climat !

Henri et sa copine sont accueillants familiaux en Haute Loire. Rude climat !

Ils écoutent la radio en prenant leur café, le matin.

  • "Il tombera 20 cm de neige aujourd’hui. Pour faciliter le déblaiement des rues, on demande aux gens de stationner leur véhicule du côté de la rue avec les numéros impair."
  • "Bon ben, j’va faire ça tout de suite avant qu’y aille trop d’neige", dit Henri à sa copine. Il s’habille chaudement et va sagement garer sa voiture du côté des chiffres impairs.

Deux jours plus tard, on annonce encore de la neige à la radio. Cette fois, on demande aux citoyens de stationner du côté des chiffres pairs.

Le mois n’est pas terminé qu’une nouvelle tempête de neige s’abat sur la région. On parle de 40 cm à 60 cm.

  • " ...on demande aux citoyens de stationner leurs véhicules sur le côté crich crunch couanc couic."

Il y a plein de parasites et le couple ne saisit pas de quel côté il faut stationner.

  • "Ben qu’ils aillent au diable avec leurs changements de côté, fulmine la copine d’Henri. Ils ne nous auront plus ! On en a plus que marre de sortir la bagnole chaque fois qu’il fait mauvais temps : aujourd’hui t’as qu’à la laisser dans le garage !!!"

Encore perdu !

Un voisin toque à la porte d’Henri et lui demande :

  • Je te parie 100 euros que tu ne devinera pas pourquoi je suis venu te voir !
  • C’est trop facile : tu es encore venu pour me demander de l’argent, comme d’habitude.
  • Tu as perdu ! Tu me dois 100 euros...

Insomnies

La copine d’Henri, accueillante familiale en Haute Loire, consulte son
docteur.

  • Docteur, j’ai énormément de mal à m’endormir le soir. Je me tourne et me retourne dans mon lit, je pense à mes pensionnaires, aux décrets, aux fiches de paye, au Conseil Général...
  • Ca peut s’arranger : chaque soir, vous allez prendre un verre de cognac et un bon bain juste avant de vous coucher.

Huit jours plus tard, la copine d’Henri revient voir son médecin.

  • Alors, ça va mieux ?
  • Euh oui, enfin... le cognac, c’est impeccable, je l’avale d’un trait. Mais j’avoue que le bain, j’ai du mal à le finir !

Psychiatrie canine

Lorsqu’on accueille des personnes sous traitement médical, on a toujours quelques comprimés en réserve, au cas où... Y compris pour un usage inattendu, pas forcément prévu par leur toubib.

Cette semaine, dans la cour de notre voisine, un de ses chiens a passé la nuit à aboyer, de 22h à 2 heures du matin ; pas moyen de le faire taire, ni de dormir !

A 2 heures du matin, je craque, je téléphone à la voisine. Elle n’est pas là, je laisse un message sur son répondeur... même si ça ne sert pas à grand chose.
Je me recouche en espérant m’habituer aux aboiements : impossible !
Le chien continue de plus belle, nos accueillis sont désespérés, moi aussi.

C’est à 3 heures du matin que je pense enfin à tester une solution : j’introduis un comprimé de Tranxène 5 dans un quignon de pain, je le recouvre de pâtée pour chien puis j’envoie ce petit casse-croûte au toutou, dans sa cour.

Ca l’étonne, il se tait, renifle, se régale. Ce casse-croûte surprise, tombé du ciel, lui plaît.
Je me recouche, en espérant que "ça marche" mais aussi et surtout que ce traitement ne lui causera aucun préjudice.

Le chien lance deux aboiements satisfaits ... puis se tait. Tout le monde s’endort enfin : le toutou, nos accueillis et moi-même. Ouf !

Le lendemain matin, nous nous levons tous complètement épuisés.
Sauf le chien que nous retrouvons, l’après-midi, en pleine forme.
Heureusement.
Et tout va bien depuis cette nuit-là. Touchons du bois !

NB : je pense que c’est un traitement à n’expérimenter qu’exceptionnellement, avec prudence et modération. Il vaut mieux éviter d’empoisonner les animaux des voisins. La dose administrée à ce gros chien était ridicule, comparée à ce qu’ingurgitent quotidiennement chacun de nos accueillis. Mais eux, ils ont l’habitude...

Contribution d’Isabelle : Attention, tout comme le CALMIVET(calmant vétérinaire), le tranxène peut avoir l’effet complètement inverse a celui recherché et déclencher une crise cardiaque au toutou qui pour le coup se tairait définitivement, et ce même à toute petite dose.

Les surprises de l’accueil familial

Je suis accueillante familiale depuis juin 2003 et je ne peux pas afficher une expérience de longue date. Mais je peux comprendre les inquiétudes de tous ceux et celles qui sont dans ce projet, qui sont en attente d’un agrément. Qui peut dire à l’avance si l’on aimera faire un métier que l’on n’a jamais pratiqué, qui engage aussi tous les membres de notre famille qui n’ont peut-être pas tous la même vocation que nous ? Aide-soignante, j’ai travaillé pendant 20 ans dans multiples services, avec des personnes âgées, des déficients mentaux, avec toujours le même regret de ne pas pouvoir rencontrer la personne dans sa globalité. Pour me lancer dans cette voie de l’accueil, je suis très reconnaissante envers mon cher et tendre lumbago, (maladie de l’aide-soignante) qui m’a donné l’impulsion d’aller vers autre chose. Comme on dit : « tout mal cache un bien » et je ne cesserai de le clamer.

Ce que je trouve le plus dur dans ce métier est le travail d’adaptation lorsqu’un nouveau pensionnaire arrive.

  • J’ai rencontré le pensionnaire calme qui ne demande qu’à ne rien faire et qui est désespérant car malgré notre ingéniosité, rien ne l’émeut ni ne le passionne.
  • J’ai rencontré le petit malin qui en douce va voler des lacets aux chaussures dans le garage parce qu’il a décidé que les siens n’étaient pas de la bonne couleur. En général il se sert sur deux paires différentes (ça simplifie les choses pour nous ensuite).
  • Il y a le câlin, toujours en besoin de reconnaissance et de valorisation, qui met toute sa bonne volonté à ranger la vaisselle sale dans les placards et la propre dans le lave-vaisselle
  • Il y a le caractériel parano, qu’on t’a envoyé en urgence sans te prévenir, que tu as accepté parce que tu es novices et que tu n’as pas demandé quels étaient ses défauts (à ceux qui n’ont encore jamais étudié de candidature la question des défauts est très importante car vous pouvez être certain que ce qui est décrit comme un défaut s’avèrera être en fait une monstruosité qui peut vous ruiner la santé, d’où l’importance de décrypter les présentations...). Ceci dit, merci à ce caractériel qui m’a permis de me rendre compte combien l’accueil familial permet de connaître ses limites, combien il peut aussi apporter de bonheur quand le dragon, au fil des jours, se métamorphose en un agneau dont on ne soupçonnait pas l’existence et qui vous apporte une énorme bouffée de bonheur, de certitudes sur les vertus de la patience et de l’amour.
  • Il y a le petit coquin tri tri qui préfère attendre dans la salle d’attente quand vous allez emmener votre chat chez le vétérinaire, qui a disparu lorsque vous ressortez. Vous le retrouvez enfin au bout d’un moment, sortant de consultation d’une pièce d’à côté, avec un sourire radieux, tenant à la main une prescription et un litre de désinfectant pour l’oreille d’une ponette (un remède de cheval), une vraie ponette alors que la sienne n’est rien d’autre qu’un minuscule caniche surnommé Ponette (diminutif de Pomponnette). Car soi disant « sa ponette avait mal à l’oreille » !!... Évidemment, petite gêne de la vétérinaire qui s’est laissée avoir, puis grand éclat de rire de toute la salle d’attente. Avec lui les journées sont des cascades de joies et de rires car il n’a l’air de rien mais souvent il vous surprend par sa perspicacité et son humour.

Il y aurait une galerie à présenter et j’invite qui le veut à nous en parler. Voilà, derrière un défaut il y a une qualité, qui est bien souvent celle du cœur et derrière chaque peur il y a un désir qu’il faut s’appliquer à entendre. Bref, aucune de ces expériences ne m’a laissé de mauvais souvenirs, bien au contraire. Cependant, je dois le dire il m’est arrivée aussi de ne pas accepter des personnes qui me semblaient mettre en péril l’équilibre familial et c’est l’un des paramètres garant de la réussite de l’accueil.


Envoyez-nous vos "tranches de vie" d’accueillants familiaux : les meilleures histoires, rendues anonymes, seront publiées ici. Merci d’avance !

Dernière mise à jour : mardi 8 mars 2016

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