2009 : Deux pensionnaires de 90 et 104 ans heureuses en famille d’accueil

Auteur : Sophie Millot, "La République de Seine-et-Marne", 26 octobre 2009.

Aux Ormes sur Voulzie, deux pensionnaires de 90 et 104 ans heureuses en famille d’accueil

La formule des familles d’accueil n’est pas réservée aux enfants, et elle peut-être une formule très attractive pour un suivi encore plus proche que le maintien à domicile.

Joëlle Duval [adhérente de Famidac] est une ancienne aide-soignante. Il y a cinq ans elle a décidé de tout abandonner pour devenir son propre patron.

Sa ténacité, son courage, sa volonté d’arriver à voler de ses propres ailes lui ont donné encore plus de punch. Elle avait décidé de devenir « famille d’accueil ». Après des recherches, elle a donc trouvé la maison de ses rêves, qui présentait deux étages. Elle se situe à la campagne aux Ormes-sur-VouIzie.

Joëlle a des idées plein la tête et a décidé de garder le premier étage pour sa propre famille, et faire du rez-de-chaussée, qui est de plain-pied, le service d’accueil, pour trois personnes âgées. Avec son mari, elle a aménagé le rez-de-chaussée, en y réalisant la cuisine, le salon, la salle-à-manger, trois chambres individuelles, une salle de bains, et un sanitaire.

Les travaux terminés elle a demandé l’agrément pour trois personnes au Conseil général, qui suite à des contrôles, a donné son accord.

Table commune

Joëlle et son mari partagent le salon et la salle-à-manger et tout le monde prend les repas en même temps, c’est bien familial. Comme cela, les résidents sont moins dépaysés, et ils font de Joëlle et de son mari leur deuxième famille.

Avec cette formule famille d’accueil, l’ambiance est bien plus chaleureuse qu’en maison de retraite.

Les pensionnaires prennent part aux conversations, et donnent leur avis, dont Joëlle tient toujours compte, évidemment. C’est pourquoi ils sont si heureux d’être là. Après le petit-déjeuner, c’est la toilette des résidentes, puis un petit tour dans le jardin, histoire de se dégourdir les jambes, d’en-tendre les oiseaux, de se reposer sur un banc et voir gambader les deux chiens de la ma-son sur la pelouse.

Un emploi créé

Pour l’aider dans ses tâches, Joëlle a créé un emploi. C’est Marie-Louise qui fut retenue, car elle avait tout le profil recherché, et habite une commune voisine.

A l’heure du repas de midi, table commune pour tous : pendant que Joëlle est en permanence avec les résidentes, Marie-Louise se charge de faire la cuisine et également d’assurer le service avec Joëlle.

Après, il suffit de trois petites enjambées pour regagner les fauteuils du salon pour regarder la télé, ou bien de regagner la chambre pour faire une sieste. A 16 heures, le goûter retrouve tout le monde autour de la table, suivi aussi d’un un petit tour de jardin et retour pour voir la télé, jusqu’à l’heure du repas du soir, avant une bonne nuit.

De jour comme de nuit, Joëlle est toujours là, présente, au cas où l’une d’entr’elles auraient besoin d’aide.

Actuellement il y a deux résidentes, la plus jeune Simone, a 90 ans, et Gaby qui « court comme un garenne », va sur ses 104 ans. Ces deux résidentes sont à l’aise dans cette maison. Elles disent qu’elles sont comme chez elles. Gaby de dire « Je suis tellement bien que je ne veux aller nulle part ailleurs ».

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© Photo Jean-Michel Delage

Une place est actuellement libre, Joëlle cherche une personne homme ou femme, mais l’âge minimum est de 60 ans.

Mardi 20 octobre, Joëlle et ses résidentes sont passées au journal de 13 heures sur France 2 dans l’émission Semaine bleue, ce qui va très certainement donner un coup de pouce à cette formule d’accueil.

Pour joindre Joëlle à « L’Ormelle » :

M. et Mme Duval
23 route d’Everly
77134 Les Ormes-sur-VouIzie
tél. 01.64.00.13.38


L’accueil familial Accueil familial Mode d’accueil alternatif au maintien à domicile et au placement en établissement spécialisé : les personnes handicapées ou âgées sont prises en charge au domicile de particuliers agréés et contrôlés par les conseils départementaux (ou par des établissements de santé mentale). , une solution

Ce mode d’accueil intermédiaire entre le maintien à domicile et l’hébergement collectif en établissement est encore méconnu. Après des années de flou juridique, il bénéficie aujourd’hui d’une réglementation solide.

L’accueil familial consiste à placer une personne âgée chez des particuliers moyennant le paiement d’une pension. Il est parfois mieux vécu que le placement en maison de retraite, car c’est une formule humaine et chaleureuse qui permet le maintien au sein d’un milieu familier.

Concrètement, un particulier ne peut prendre en pension qu’une à deux personnes âgées, maximum trois en cas de dérogation du conseil général.

Afin d’éviter les abus, ce type de prise en charge a été organisé par la loi du 10 juillet 1989. En 2002, le dispositif a été rénové en mettant l’accent sur l’indispensable qualification minimum des accueillants familiaux accueilant familial
accueillants familiaux
Agréés pour prendre en charge à leur domicile des personnes âgées ou handicapées adultes n’appartenant pas à leur propre famille, les accueillants familiaux proposent une alternative aux placements en établissements spécialisés.
. Ceux-ci doivent ainsi, notamment, s’engager à suivre une formation sur la psychologie des personnes âgées pour obtenir l’agrément.

Trois autres décrets sont venus encadrer cet accueil afin, non seulement de le sécuriser pour les deux parties, mais également de le rendre plus transparent.

Désormais, les modalités d’agrément des accueillants familiaux sont fixées, ainsi que les termes du contrat et les montants minimum et maximum des indemnités exigibles.

Les émoluments des familles d’accueil sont constitués de trois postes distincts : la rémunération, l’indemnité représentative des frais d’entretien (chauffage, électricité...), et enfin le loyer. En cas de " sujétions particulières sujétions particulières L’indemnité en cas de sujétions particulières est, le cas échéant, justifiée par la disponibilité supplémentaire de l’accueillant liée à l’état de santé de la personne accueillie. ", c’est-à-dire de surcroît de disponibilité de l’accueillant pour faire face aux besoins particuliers de son pensionnaire, une majoration peut être exigible.

En moyenne, la facture mensuelle s’élève à un peu plus de 1.300 euros. Pour acquitter une telle somme, le pensionnaire doit souvent avoir recours aux aides sociales. Ainsi est-if en droit de demander à bénéficier de l’aide personnalisée au logement (APL) ou de l’allocation de logement social (ALS) à condition que ses ressources le justifient.

Il bénéficie en outre de l’exonération des charges patronales de Sécurité sociale et de la déduction du revenu imposable d’une partie des rémuné
rations versées.
Renseignements au centre communal d’action sociale de votre mairie (ou sur www.famidac.fr).

Sophie MILLOT

Post Scriptum

Contact : Joëlle DUVAL, 23 route d’Everly 77134 Les Ormes sur Voulzie - Tél. 01.64.00.13.38

Voir également

"Un seul but à tout cela : nous faire connaître et surtout être reconnus comme des professionnels avec lesquels, dans un avenir proche, il faudra absolument compter pour nos aînés..."
Joëlle Duval

+ 11 janvier 2011, 22h23, sur LCP - Public Sénat

(extrait) : reportage chez Joëlle Duval, accueillant familiale (adhérente de Famidac) et commentaires de Nora Berra. Une alternative intéressante à la maison de retraite...

Mémoire en cours de rédaction : si vous êtes accueillant(e) familial(e), vous pouvez aider Sonia Dunoyer en répondant à ses questions :
L’accueil familial est il une alternative à la maison de retraite ? Qu’offre-t-il de plus ?

Dernière mise à jour : dimanche 16 janvier 2011

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