Coopération entre établissements et accueillants familiaux (résumé)

Exemples cités au cours du colloque de Gérialist - Briare, octobre 2001

"Premier exemple : Marguerite, âgée, sans parents ni enfants, est encore bien vaillante. Personne ne vient jamais la visiter, elle se morfond à la maison de retraite du coin. Marguerite voudrait bien prendre l’air de temps en temps...

La directrice connaît les familles d’accueil du secteur. Elle a même affiché, dans le hall, un petit panonceau : "Vacances en familles d’accueil - Des familles agréées vous accueillent en pension complète, pour des séjours de quelques jours ou quelques semaines, services et déplacements compris..."

Marguerite a trouvé la sienne. Elle y elle passe régulièrement quelques week-ends et, de temps en temps, une quinzaine de jours. Il y a trois enfants de 6 à 12 ans, des animaux, la vie...

Deuxième exemple : Vous le connaissez tous. C’est ce petit vieux d’à côté, qui a eu un ennui de santé - col du fémur ou tout ce que vous voulez. Il habitait seul chez lui, s’est retrouvé à l’hôpital pour quelques semaines. A peu près rétabli, il n’est plus assez en forme pour envisager de retourner gratter son petit jardin, faire sa popote, entretenir le vieux poêle à bois. Surtout, il redoute un nouvel accident.

Généralement, la maison de retraite lui est présentée comme seule et unique solution. Vous pouvez aussi lui parler de famille d’accueil. C’est vous qui voyez. Mettez-vous à sa place...

Ça peut aussi être le rôle des aides à domicile, au service de personnes attachées à leur campagne mais dont l’état de santé se dégrade progressivement. Il y a des limites à tout...

Troisième exemple, à l’inverse des précédents : C’est la maison de retraite du coin, qui ouvre régulièrement ses portes aux personnes âgées du canton pour des après-midi récréatives. Plusieurs accueillants familiaux accueilant familial
accueillants familiaux
Agréés pour prendre en charge à leur domicile des personnes âgées ou handicapées adultes n’appartenant pas à leur propre famille, les accueillants familiaux proposent une alternative aux placements en établissements spécialisés.
y conduisent leurs pensionnaires et participent à la mise en place d’animations. Un petit bol d’air frais de l’extérieur, une rupture agréable pour tous. Encore une utopie ?

Sans oublier les établissements qui ouvrent leurs actions de formation aux accueillants familiaux du secteur..."

Etienne Frommelt

Plein de pistes nouvelles sont à ouvrir, à expérimenter - voir la Loi de modernisation sociale no 2002-73 du 17 janvier 2002, Article 51. "Art. L. 443-12. - Les personnes morales de droit public ou de droit privé qui gèrent des établissements et services mentionnés aux 5° à 7° de l’article L. 312-1 (Établissements qui assurent l’hébergement des personnes âgées, des adultes handicapés ou inadaptés ; Établissements d’aide par le travail ; Foyers de jeunes travailleurs...) peuvent, avec l’accord du président du conseil général, être employeurs des accueillants familiaux."

Mais attention aux risques de dérapage, du type "Accueil Macdofamilial"...

Coopération entre un Centre Hospitalier, un CLIC et les accueillants familiaux du secteur

"Nous avons décidé collectivement que l’accueil familial Accueil familial Mode d’accueil alternatif au maintien à domicile et au placement en établissement spécialisé : les personnes handicapées ou âgées sont prises en charge au domicile de particuliers agréés et contrôlés par les conseils départementaux (ou par des établissements de santé mentale). était une des réponses aux besoins d’hébergement des personnes âgées de notre secteur. Nous faisions autant d’information pour ce mode de prise en charge que pour les autres.

Nous servons souvent d’intermédiaires pour aider les accueillants familiaux à trouver des pensionnaires - beaucoup d’accueillants nous téléphonent quand ils ont une place libre. Mais il n’y a, bien sûr, aucune obligation. De même, lorsque nous avons un "client potentiel", nous faisons le tour des accueillants du secteur pour lui trouver une place.

Nous continuons à entretenir des relations avec les personnes âgées que nous avons "placées" ainsi, ce qui est très apprécié des "clients" et familles. Cela permet aussi, et permettra encore plus dans l’avenir, d’ajuster les plans d’aide (APA).

Respect mutuel, pas d’ingérence, convivialité, tout se discute ouvertement. Et, à mon sens, ça marche bien."

Michel Mazeirat, médecin gériatre au Centre Hospitalier Eugène Jamot de La Souterraine (Creuse).

Cliquer ici pour lire la version intégrale de cette intervention

Voir également : "A Forcalquier, un Service de Placement Familial Spécialisé pour adultes handicapés"

Dernière mise à jour : samedi 29 septembre 2007

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